le paysage défile       un arbre, un arbre, un arbre       mon corps est léger       gris       un arbre, le ciel, je flotte       j’entend un chien       un chemin, la terre       un bruit, une trace, je marche       une trace, je marche, une trace       ah! je tombe       òu suis-je       des enfants jouent, voitures       il aboit encore       une rue, une humeur, la nuit       je croise un enterrement       la mort       je suis là       je cours       plus vite, plus vite, plus vite       je suis encore perdu       un banc, des enfants jouent       je brûle       ne pas dormir, de l’eau, de l’eau, de l’eau, je dors       le vent, un train, tic-tac, tic-tac, tic-tac       je cours, plus vite, plus vite, plus vite       des briques, un cirque, une madonne       je cours       le soleil sur une joue, une joue rouge, le vent gris       il aboit encore, un café, un mouton, vert, vert, vert, vert       une odeur, la neige, mouvement, une pierre, un lit       stop       non       il ne faut pas dormir       je dors, sommeil, sommeil       stop       il ne faut pas dormir       mal à l’aise, un chien noir, deux pieds, je marche       une fenêtre, des culottes       épuisé       l’eau coule       vierge, drogue câline, parapluie       à nouveau tout défile       rayures       je vois des phares, une bougie, vert       stop       les yeux coulent       moment       quand       message       les enfants jouent       secret, j’ai froid       plus de bleu, une ombre, une ombre, une ombre, je suis perdu, je n’ai plus sommeil       chien, plafond       tout s’est arrêté, je ne sais pas       un train       je ris       humour jaune       une chemise rose       noir, un cheval noir       je croise un arbre       gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite       les enfants font la guerre       froid       voiture, camion, klaxon       ne pas se perdre       sec       le ciel brûle       je suis loin, trop       forêt       souvenir       je ne suis pas un arbre       ivresse       mais, non       je vois tomber une étoile       je vis       une souris verte       goutte, lumière       au galop       le temps de l’air       penser en arrière       doucement       pas       où sont les punks       rouge       il ne faut pas se perdre       rouge       petites roues, chariot, cris       je croise une fleur       parfum       ne pas se perdre       un sac, des feuilles, chinois, trop de visages       il aboie       plus vite, plus vite, plus vite       taxi jaune       supporter la raison       des aubergines, une plume       un sein lesbien       je parle, je parle, je parle, je suis       au galop       la vie est là       les enfants rient       la bouche est professionnelle       ne pas se perdre       délicieux       une rue, des ruines, le chien       retour à la surface       son corps reste       je cours, danger, les yeux bandés, plus sommeil, je cours, je n’entend plus le chien, je vole, infini

 

mots

 

modèles - l'intérieur se mêle à la peau - métamorphose des formes - mur bleu, sol rouge, fenêtre brune - le corps est découpé - corps allongé - chairs entremêlées - coït plastique - une femme lançant une pierre, chair rose, pierre grise, air blanc - une bouche à la place du sexe - vagin vorace - homme animal - le corps de la bête - mauve, seins verts - nappe à carreaux - nains - orteils sensuels - une verge, une autre, parfois le gris - la femme, encore elle, lit, son bras caresse la feuille, ses yeux touchent les mots, robe pourpre, des ronds, des seins, des bouches, des fesses, une femme fleurie - grillage de lignes sur plaques colorées - peintures sculptées - ascenseur, ticket, contrôle, musée, terrorisme, un appétit - soudain la mort - le sang - le corps - la guerre - l'amour - bras, tête, sexe - faire la guerre comme on copule - faire de l'amour et du sexe une guerre - complices ennemis - une lance, un trou dans la chair, du sang - minotaure - corps broyés - cadavres verts - femme étalon, violence assumée -viol, jouissance de la jument - l'air est noir - plus de lumière - cris de plaisir, torture - douleur jouissive, cornes phalliques, crâne d'homme ou de taureau - peu importe - enfance volée - plaisir morbide - le sexe et la mort - la naissance - vagin qui donne la vie et la reprend - combattre la pulsion puis la laisser exister, l'assumer - élégance dangeureuse - visage mammaire, bouche cernée de poils, barbe, chatte, chef d'oeuvre, mégalomanie - épée brisée - oiseaux - poussins - plus d'enfants sur la toile mais tant devant elle - rencontre entre cette vie qui commence et la mort crue - la vie la guerre au centre - plus de fleurs - ombres, pénombre et lumière artificielle, plus de soleil, pétrole, électricité - à genoux, à terre, dans l'air mais mort - bras-épée - cheval fourbu - abattoir - corps viande - pourquoi une flèche - cela a-t-il un sens - brisé - éclats d'os - fenêtre trop petite, lignes de la main brisées - clowns tristes - être plus fort que la colère - la lance plantée dans le ventre gonflé - exhorbité - décapité - brûlés - vivants - sortie d'urgence, le deuil - l'homme vieillit - s'use mais reste fort et vorace - le mâle - descendre - ne pas pouvoir decider de là ou on nous guide - ne plus disposer de soi - mettre ces corps sous verre - musée cimetière - la guerre est passée - elle peut à nouveau procréer - l'enfant ne regarde pas mais il voit tout - le corps comme une tombe - la nature revient, le peintre replonge dans le chevalet, peut-être trop vorace - ou vaut-il mieux ignorer le monde et s'occuper de son atelier - désir - l'ogre retrouve de la chair fraîche, une peau blanche et sucrée, le liquide salé - l'amour de l'admiration - il se souvient un enfant, simplement - un dessin, un sourire sous le chapeau - le regard plus grand que jamais mais inquiet - une inquiétude merveilleuse - violer les carnets du mort - l'ogre devient le musée - le corps si lourd - le vagin plus grand que la tête - et ces mains, ces pieds - les bouches s'entredévorent, cette épée-ci n'est pas brisée - murs bleus, sol orange, les corps pièces d'un puzzle - soudain un animal femelle cornu - barbu, le ventre gonflé

 

mots

 

qui veut du café - un, deux, trois... quatre... cinq - gaz, cueillère - quand il se met à monter il faut que tu le retires du feu - un trou dans le lubéron - smoking - chaussures blanches... ok - un schémas, l'homme dessine des espaces - le trait est noir comme le café, support... contenant... contenu - super - merci Claire - l'homme se mouche - structurer, structurer, structurer - oh putain, le mouvement, le marc de café s'écoule sur le bord de la tasse et ensuite ça fait des dessins - clinc, clinc - c'est chaud, brûlant - promotion chez graphigros - famille - universalité - l'homme court - scotche - tout s'anime - j'entend le scotch - aquarelle inoffensive - photos d'amateurs - images, codes - flux internet - mouvement - cérémonie des mouchoirs - j'entends le plastique - ouverture - dépliage - lecture - pliage - fermeture - l'homme ne s'arrête plus - esthétique jetable - l'homme n'a pas besoin d'aide - être toujours jeune - à l'abris du temps - vanités - chorégraphie - trouver un équilibre dans la durée - il n'y a pas de ruines de frites - comment remplacer - les talons des chaussures de l'homme font du bruit - j'ai des bigmacs aussi - si t'aime bien kiffe - déplacements intérieurs - territoire - fève - l'homme bouge vraiment beaucoup et me force à laisser les choses ou est-ce moi qui n'arrive pas à me concentrer - sonoriser pour rendre indépendant - l'homme transpire - également lorsqu'il ralentît physiquement - mouvement intérieur - c'est du sport - suicide par précipitation - proposer un échec - créateur de lunettes - l'homme se bat contre le temps - les histoires se racontent derrière moi - "à un moment, la nuit, ton frigo devient source de lumière" - l'homme nous fait voir son caleçon blanc - et l'homme lutte - on ne sait plus ce qu'il faut regarder : le support, le contenant, le contenu ou l'homme qui regarde sa montre

 


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